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Revues
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IVO PAPAZOV (IBRYAMA) "FAIRGROUND"
(KM KORENI 04)


Ivo's wedding music, played first thing in the morning, provides thorough and long-lasting attitude adjustment for the busy executive.
FRANK ZAPPA

Once again, Papasov has his band as well as the listener holding onto the tail of a tiger in this incendiary romp through traditional dance styles given a contemporary facelift.
DOWNBEAT

It was some of the most wonderful stuff I’d ever heard, and it opened up a whole world for me. I didn’t care whether it sold or not. I was so overwhelmed by the music I had to record it.
JOE BOYD / produced PINK FLOYD, R.E.M., TAJ MAHAL etc.

With a huge gut and unwieldy frame, Ivo Papasov seems an unlikely source for some of the most nimble and virtuosic music you’ll be left in little doubt that he’s one of most interesting clarinettists around. He and his band race through numbers based on the complex rhythms of Bulgarian folk dances, grafting on jazzy improvisations.
SIMON BRAUGHTON editor of THE ROUGH GUIDE TO WORLD MUSIC

An amazing musician – I still remember the stunned looks on the faces of Dave Sanborn and his bandmaters during Ivo’s appearance on “Night Music” …
TON MAAS
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EVA QUARTET "Harmonies"
(KM KORENI 03)


A mon avis c’est le plus remarquable album de voix féminines bulgares !
Eva Quatuor est convaincant par sa simplicité, par la maîtrise d’un style traditionnel de vocalisation et les arrangements non traditionnels. Eva Quatuor fait ressortir savamment tout ce qu’il y a de meilleur dans chaque chanson, tout en vous surprenant par ses nombreux effets ackappela .
RICHARD SCHUBERTH / Concerto

Les quatre jeunes femmes d’Eva Quatuor sont des professionnelles qui ont osé vous persuader et vous allez vous apercevoir de la qualité des arrangements et des compositions. La majorité des chansons ( excepté quelques pastiches reproduisant de façon charmante certains originaux) sont l’oeuvre de quelques-uns des meilleurs compositeurs bulgares ce qui représente à la fois un avantage et un inconvénient. L’éclat et la maîtrise professionnelle sont évidents, mais il manque de déploiement et chez les oeuvres d’Ivan Spassov et Antoni Dontchev surtout on a l’impression que les musiciens avaient à dire plus que les restrictions de style ne leur permettaient. Cette même combinaison de chanteuses, plus un travail de plus d’envergure est ma vive attente pour l’avenir.
KIM BURTON / Songlines
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KOROVA "Quelque part ça a résonné"
(KM KORENI 02)


Pendant que la Bulgarie aspire à se rapprocher de L’Europe Occidentale en attendant venir le moment de son association à la Communauté Européenne, pendant qu’elle cherche à inventer autre chose que le vin pour exporter à l’étranger, elle commence à donner les premiers signes de l’apparition d’un phénomène typique pour les sociétés poste-rurales – la renaissance de la musique folklorique.

Ce qui est frappant, ce n'est pas tellement le fait que les jeunes musiciens de Korova n’ont pas été obligés de chercher très loin leurs chansons (il est fort probable même qu’ils les aient trouvées aux seuils de leurs maisons) mais plutôt le fait qu’ils ont eu la chance de se passer de l’intermédiaire d’un agent et la maison d’enregistrement est heureuse de les présenter directement aux public. Aussi bizarre que cela puisse paraître, mais le résultat en est très chouette: ils accordent la hauteur des sons souvent au hasard; leur synchronisation n’est pas toujours parfaite (par exemple dans la saisissante chanson « Deux jeunes se sont aimés »), mais ce sont ces imperfections notamment qui confèrent à leurs chants une profondeur émouvante qui manque parfois aux meilleures interprétations des meilleures chorales.

La consonance de l’album est superbe: quatre voix d’homme qui tantôt font des va et des vient à travers les harmonies, et au-delà des pincements des mandolines, tantôt s’élèvent et se croisent dans les balades lentes à cadence irrégulière.

Il est vrai que cette musique ressemble à bien des égards aux chants de la Macédoine, dont le cadre musical est beaucoup plus décontracté que les normes bulgares, mais de toute façon il est certain que cet enregistrement porte la marque du différent et du spécifique.
KIM BURTON / Songlines
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KARANDILA "Un été gitan - Récits de survie"
(KM KORENI 01)

Des enfants claquent des mains, chantent, font de folles improvisations sophistiquées, coupées sans cesse d’éclats de rire, et soudain le brass explose, sonnant les 3/4 gitan, un peu de gospel et juste une idée de ligne « New Orléan ». Voilà le cœur et l’âme d’une compilation filmée d’images sonores gitanes, cherchant à découvrir en profondeur de l’emphase, de la joie et surtout une musique dynamique et irrésistible. Le noyau de l’album c’est l’orchestre Karandila, un ensemble de brass, d’instruments à vent de bois et des percussions, galopant à travers le style gitan moderne, marqué par le jazz américain, le folk balkanique et d’autres éléments indéterminables. La virtuosité des musiciens est incontestable, mais ce qui les rend curieux, c’est surtout les courants insaisissables cachés sous la surface de leur musique: une petite note sentimentale de blues ici, une révérence pour New Orléans là, et avec ou sans préméditation – un peu de bi-pop là où l’on s’y attend le moins. La chanteuse Anita Kristi est présente dans l’album avec quelques superbes balades, accompagnée juste de cymbales dans certaines ou de violon dans d’autres. La vision qu’évoque l’album est celle d’un musicien solitaire sur le quai d’une gare, accompagnant le fracas rythmique d’un train de passage.

Cette musique, visuelle tout le temps et jamais artificielle, frôle tantôt les éclats de rire, tantôt les sanglots tristes. La musique de cet album ne fait pas que survivre, elle s’étale.
CLIFF FURNALD, editor of RootsWorld

Karandila, un brass de 12 musiciens, est au cœur de « L’été gitan: récits de survie » (Kouker Musique, Bulgarie), soundtrack d’un film sur la vie des gitans en Bulgarie, portant le même titre. L’album commence par un morceau vocal, s’étendant rapidement tel un incendie, chanté par des gosses dans les rues de Rakitovo, et suivi d’une mélodie dans le même rythme accéléré, exécutée par le brass bande. Les musiciens de Karandila sont ahurissants; ils lancent des mélodies dansantes saturées, auxquelles viennent se succéder des balades languissantes pour tubas, clarinettes, trompettes et saxophones dans les 11 des 18 morceaux de l’album. Ce mélange de tambours et de brass au cœur de l’orchestre est à des moments troublant par le soudain passage de la précision militaire à la folie de l’improvisation. Parmi les morceaux de Karandila, comme parsemés ici et là apparaissent les chants des enfants, trois chansons exaltantes d’Anita Kristi, accompagnées des cymbales, le jeu insolite du pipeau dans le brouhaha du marché ou sur le fond de L’Orient expresse qui passe. C’est une collection musicale homogène, concentrée dans une seule région de la Bulgarie, mais ce qui la rend encore plus saisissante, c’est les anecdotes qu’elle nous raconte.
DIRTY LINEN

Karandila envahissent l‘espace brusquement, comme s’ils étaient engagés pour quelque 5 o’clock dingue – c’est un brass band gitan, typique et oriental, une section rythmique fringante, créant un véritable groove, précédé des solos des clarinettes et des trompettes, sonnant si grave qu’on se demande si ce n’étaient pas des pipeaux.
SIMON BRAUGHTON / Songlines
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